herbier ancien beau

Crée un herbier

Réaliser un herbier 1.

Récolter des végétaux : l’herborisation La première étape de réalisation consiste à herboriser, c’est à dire partir à la récolte de plantes (dans leurs milieux naturels) avec pour but de les étudier. La récolte des plantes se fait par temps sec, de préférence au printemps ou en été, et à l’époque de la floraison et de la fructification.
Dans la mesure du possible, il faut récolter la plante entière (racine, tige, feuille, fleurs). Cela facilitera le travail d’identification ultérieur. De même il faut reporter les informations disponibles sur l’environnement. Elles seront reportées sur la planche de la manière suivante :
- Auteur de la récolte
- Lieu (en étant le plus précis possible) de la récolte
- Ecologie du lieu (caractéristiques de l’environnement)
- Date

Il est possible de récolter des plantes, des lichens, des mousses, des champignons, des diatomées, des algues, à l’exception des végétaux considérés protégés (dont la liste est disponible en ligne sur https://www.iucn.org/).

La récolte doit rester raisonnée en respectant le site et la flore présente. Afin de faciliter la récolte et Récolte d’une plante Copyright. chemin de l’hêtre
Enveloppe pour la récolte Copyright. Gérard Di Pasquale P a g e 3 | 4 surtout d’éviter les confusions au retour il est recommandé de classer chaque spécimen prélevé dans une enveloppe ou pochette différente.

2. Sécher les végétaux

Dès le retour de la récolte, il faut procéder au séchage des végétaux afin de retirer leur humidité et d’éviter leur pourrissement dans l’herbier par la suite. Cette étape est très importante car elle conditionne le rendu final et impacte la longévité de la planche d’herbier. Chaque plante est disposée à plat entre deux papiers buvard ou deux feuilles de journaux et placée dans une presse. A défaut, des poids conséquents, comme des livres empilés, peuvent être utilisés. Les journaux ou buvards sont changés tous les 2 ou 3 jours pendant 5 à7 jours pour que la plante ne moisisse pas. Lorsque la plante est bien sèche, elle est prête à être fixée sur un support.

3. Identifier les plantes
L’identification des végétaux se fait à l’aide d’une clef de détermination. Un ensemble de critères morphologiques et génétiques va permettre de déduire la famille, le genre, l’espèce de la plante étudiée.
Le système permettant de classer les végétaux vivants s’appelle la classification binominale.
A l’instar des autres disciplines scientifiques comme la médecine, ou l’entomologie la langue usuelle est le latin. Elle permet d’avoir un mode de communication unique qui facilite les échanges internationaux dans ce domaine et possède l’avantage d’une continuité temporelle avec les recherches de nos prédécesseurs sans avoir besoin de faire une traduction.

Depuis Linné et sa classification binominale la recherche scientifique a progressée vers la classification phylogénétique (critères génétiques) c’est actuellement la 4ème version qui est utilisée. Les progrès scientifiques rendent cette classification de plus en plus précise et ont mis en évidence des similarités entre certaines plantes les rendant plus proches qu’on ne le pensait alors.

Cela a donné lieu à des évolutions, parfois profondes, dans les classifications en permettant de réajuster les observations d’époque. Ainsi il n’est pas rare de trouver la présence de différents noms pour désigner une même plante ou famille selon si la planche d’herbier a traversé de nombreuses classifications jusqu’à nos jours. N’hésitez pas à consulter les Jardins botaniques pour vous aider dans l’identification de plantes (et/ou www.tela-botanica.org).

4. Créer la planche
Traditionnellement, le montage est fait sur papier volant avec de la colle à poisson. Cette dernière peut, de nos jours, être remplacée par des bandes adhésives ou une colle industrielle. L’herbier peut Séchage avec des journaux Copyright. SandraPuppy Clef de détermination Copyright. Livre Fnac Montage traditionnel Copyright. JB Bordeaux P a g e 4 | 4 se retrouver sur d’autres supports que le papier mais c’est assez exceptionnel.
Ex. On a retrouvé un herbier sur une feuille de bananier.

Une étiquette est ajoutée sur chacune des feuilles avec les informations suivantes : La plante / Genre / Espèce/ Nom vernaculaire (français) / Auteur de la récolte / Lieu / Ecologie du lieu / Celui qui a identifié la plante / Celui qui a fait la planche (certaines personnes étant spécialisées dans ce domaine) / Date / Usage(s)

Traditionnellement, cette étiquette était écrite à la plume. Aujourd’hui, les étiquettes peuvent toujours être écrites à la main mais également via l’aide informatique. Elles peuvent aussi être remplacées par des codes-barres contenant ces informations.

Problèmes et solutions

Etiquette d’herbier
➢ Lors de la confection : - Les problèmes d’identification des plantes. Il est parfois difficile d’identifier une plante. En cas de doute, l’avis d’un professionnel du végétal est souhaitable. Les jardins botaniques et les conservatoires sont des exemples d’aides disponibles pour une identification végétale.

➢ Lors de la conservation :
- Les ravageurs. Certains insectes volants peuvent endommager les collections. Un dispositif anti-insectes tel une lumière UV permet d’éviter ce problème. Des rongeurs peuvent causer de rapides dégâts. Là encore, la prévention permet le plus souvent d’éviter ce problème. Dans le cas contraire, il faut faire appel à une entreprise spécialisée. Les moisissures et insectes rampants sont aussi à craindre. Chez les professionnels, une cryogénisation préliminaire à l’ajout de planches à la collection est systématiquement réalisée. Une fois ces dernières stérilisées par le froid, le risque de contamination est nul.
➢ Les anciennes planches traitées Lors de l’étude d’anciennes planches d’herbiers, il est possible que certaines aient été traitées au sublime corrosif (mélange arsenic + plomb). On le détecte visuellement car les plantes sont souvent de couleur marron très foncées et laissent une empreinte forte sur le papier. Si une suspicion est détectée, le travail doit alors s’effectuer dans les mesures de sécurité qui s’imposent à savoir : l’utilisation d’un masque à cartouche et d’une hotte aspirante.
Ces dispositions permettent de s’affranchir des émanations gazeuses nocives pouvant provenir des planches d’herbier.
Source : Livre Herbier trésors vivants – Jardin botanique de Bordeaux
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